jeudi 3 mai 2012

Hadha jahd errouah




De tous les combattants de la liberté qui ont survécu à la révolution algérienne, dont nombreux sont dignes du plus grand respect, particulièrement ceux qui ont été enfouis sous les cendres de l'oubli, et de l'ingratitude, j'ai toujours eu une admiration infinie pour le Docteur Mohamed Lamine Debaghine. Politicien de haute tenue, il a été de tous les combats. Il s'est dévoué corps et âme pour la libération du pays. A l'indépendance, il a été nommé Ministre des Finances, dans le premier Gouvernement algérien. Il n'y fera pas long feu. Son intransigeance, sa rigueur et son patriotisme pointilleux ne lui laisseront pas d'autre choix que de se plier à l'ignominie rampante, ou à la démission. Il opta pour un retrait total. 
Lui, le fils de Cherchell alla à El Eulma, qu'il connaissait bien, y ouvrit un cabinet médical, et s'y consacra à ses patients, et à de nombreuses activités de solidarité, au profit des nécessiteux. Mais la confiscation de l'indépendance, et la lente déchéance, qui allait pervertir l'indépendance, au profit d'une clique, allait le pousser à se refermer encore plus sur lui-même, sur ses rêves d'une Algérie libérée. Il sortait de moins en moins de chez lui, puis en arriva à n'ouvrir son cabinet que lorsqu'il avait besoin de subvenir à ses modestes besoins. Il ne recevait plus personne, et ne sortait que pour aller faire quelques provisions, et acheter des livres. Il était devenu une sorte d'ermite. Jusqu'à sa mort, presque dans l'anonymat.

Je n'oserais jamais me comparer à cet homme, à ce géant d'intégrité, dont les principes d'acier  confinaient à une sorte d'ascétisme moral. Mais souvent, en des circonstances très dures, particulièrement dans des moments de grande déception, ou de pression intenable, j'ai eu les mêmes penchants pour la retraite et l'oubli.

Petit militant de petite envergure, j'ai toujours essayé de me ranger du côté des opprimés et des déclassés, par ce régime prédateur. Je n'ai jamais estimé, de la plus petite façon, que j'avais un quelconque mérite dans la modeste activité de militant du peuple que je menais. Ce n'est pas de la fausse modestie de ma part que d'affirmer cela. Je le pense très sincèrement. Tout ce que j'ai pu faire pour mon peuple, quelques articles et quelques vidéos, sont à l'action des vrais combattants ce que le moucheron est au mastodonte. J'en ai une vraie conscience.

Mais, contrairement à ce qui peut paraître, je suis bien plus fragile que je ne parais. Il suffit souvent de bien peu parfois, pour que ma volonté toute entière s'effondre et se disloque, comme un château de sable sous une pluie battante. Particulièrement lorsque mes compatriotes me déçoivent. Lorsque je les vois se déchirer, sombrer dans le caniveau, pour de bien pitoyables ambitions, ou pire encore, lorsqu'ils se transforment en machine de guerre du régime, souvent à leur insu, sans même qu'ils se rendent compte du mal qu'ils font à leur malheureux pays.

J'ai donc, à plusieurs reprises, tout laissé tomber, et j'ai, à chaque fois annoncé à mes amis que cette fois-ci ma décision était irrévocable. J'ai fermé des sites, des chaînes Youtube, et d'autres espaces d'expression, qui me permettaient de militer, un tant soit peu. Puis, ulcéré par la progression du mal, je suis revenu sur mes décisions, et je me suis de nouveau investi dans la lutte. Mais toujours amoindri, blessé, traînant ma volonté comme un fardeau de plus en plus lourd. 


Ce que je peux dire, à ma décharge, dans mon modeste militantisme, est que je n'ai jamais compté mon temps, ni mes maigres moyens financiers, ni même tenu tenu compte des enaces qui pesaient sur ma famille. Depuis que je suis en France, huit longues années, je n'ai vécu que pour ma patrie meurtrie. Je ne l'ai jamais dit à quiconque, mais je continuais d'avancer, au moment où je tremblais pour mes enfants restés au pays. Pour mes frères et soeurs, pour ma mère, et pour toute ma famille.
Et si je mérite un quelconque compliment, pour ce devoir que j'ai accompli, si peu de chose, c'est que je n'ai jamais eu la moindre prétention personnelle, aucun autre objectif que celui de voir mon pays enfin libéré du joug de l'oppresseur.
Ma meilleure récompense aurait été de pouvoir enfin rentrer chez moi, de revoir enfin mon fils que je n'ai pas rencontré depuis huit longues années, mes petits enfants que je n'ai jamais vus, de jouir de ma petite retraite, de mettre mon bleu shangaï, d'aller retrouver mes amis dans le café populaire que je fréquentais, de faire un grand tour d'Algérie une randonnée dans mon Aurès natal, un séjour au Sahara que j'aime tant.
Voilà toute mon ambition. Et voilà tout ce que j'aurais voulu.


Aujourd'hui, en ce moment même, je suis dans cet état d'esprit du Docteur Debbaghine, rabi yerhmou, de tout plaquer, de ne plus jamais m'investir dans un quelconque militantisme. Sans considérer toutefois que mon absence puisse avoir le moindre impact sur la suite des évènements. Et deux citations de notre terroir me viennent spontanément à l'esprit: "Ya dekhel masr mennek oulouf"  et " "hadha jahd errouah". 


Je voulais vous dire cela mes chers compatriotes qui me faites l'honneur de visiter ma page. Et je voulais aussi vous remercier pour la confiance que vous m'avez toujours témoignée, pour vos encouragements amicaux, pour votre indulgence à mon endroit.

Ici s'arrête le chemin que j'ai entrepris avec vous. Mais nous ne nous quitterons pas pour autant. Je continuerais à m'informer sur la situation dans mon pays, avec la distance que requiert la retraite, mais où l'amour de mon pays ne sera jamais absent.

Place aux jeunes maintenant, qui piaffent d'une légitime impatience.
Je sais qu'ils seront à la hauteur des défis qui les attendent.
Je sais qu'ils vaincront.
Je souhaite seulement qu'ils garderont toujours en mémoire que la générosité d'âme est la noblesse  à l'état pur.
Je formule le vœu que leurs pas seront assurés, et que leur route sera lumineuse. L'aurore est pour demain nchallah.

Puissions-nous trouver le bonheur et le centre de nous même.

Je laisse cette page ouverte pour quelques jours encore, le temps que tous nos amis lisent ce message.

Merci à tous, mine samim el guelb. L'Algérie vivra.

Votre frère,
Djamaledine Benchenouf






La noblesse de coeur, c'est l'amour des autres, de l'autre...

Je voterai le jour où :



Je voterai le jour où :

-Je pourrai tenir une pancarte et me mettre devant un ministère, une administration ou toute autre institution sans attirer les matraques sur moi.
- Un député ne sera pas payé 25 fois le Salaire Minimum
- L’on ne me considérera pas comme un +1 dans le compteur de participation car la suite est déjà préparée.../...

L'ANP protégera son peuple !

mercredi 2 mai 2012

Pour une révolution PACIFIQUE en Algérie

Kidnaping de Tarik: Le DRS veut enflammer Belcourt

Kidnaping de Tarik: Le DRS veut enflammer Belcourt

Algérie: Le DRS dans les pas de Bachar el Assad...




Le jeune Tarek Mameri, particulièrement actif dans la dynamique populaire de boycott des élections a été enlevé dans la soirée du 1er mai, en plein Alger, par plusieurs personne en civil, qui l'ont embarqué brutalement à bord d'un véhicule banalisé. Un enlèvement signé DRS.
Voici la réponse de ce régime au jeunes qui s'impliquent dans la vie politique de leur pays, et crient leur rejet de cette monstrueuse mafiocratie. 

Voici de quelle manière ce régime répond à ceux qui le contestent. En les enlevant en pleine rue, au vu et au su de tout le monde, sans que la justice de ce pays, une justice aux ordres, puisse émettre la moindre petite protestation. Bien au contraire, puisque comme après l'enlèvement de Nourredine Belmouhoub, dans les mêmes conditions, c'est la victime du rapt qui est inquiétée par la justice, voire accusée d'avoir inventé l'enlèvement. 

Le jeune Tarek, âgé de 24 ans, était une figure de proue de la jeunesse de Belouizdad, et il était apparu dans plusieurs vidéos, où il dénonçait les prochaines élections législatives comme une tentative du régime de brouiller la cartes, et de s'en servir comme d'un artifice, pour faire croire aux opinions publiques internationales que l'Algérie est une véritable démocratie. 
Le régime sait parfaitement que le boycott annoncé de ces élections de la tromperie, où se bousculent les corrompus, les clients du régime, et ses alliés de conjoncture, vont être boudées par l'immense majorité du peuple algérien. L'opposition véritable, pas celle de façade, a même promis un record mondial et historique d'abstention, pour envoyer un message très fort au monde entier. C'est ce que craint justement cette mafiocratie, qui aurait voulu que ça se passe dans la violence, son terrain de prédilection, parce qu'elle y a déjà éprouvé, dans les années 90, ses méthodes de manipulation de la terreur, pour la retourner contre les populations civiles, et les plonger dans un bain de sang. 
C'est cela que cette oligarchie criminelle tente de provoquer. Un bain de sang pour terroriser les populations civiles, et les dissuader d'entrer en résistance. 
Les maîtres du jeu, une poignée de généraux du DRS, se préparent d'ores et déjà à un scénario à la syrienne, et ce boycott, l'expression par excellence d'une désobéissance civile de grande ampleur, n'est pas de leur goût.
L'enlèvement du jeune Tarek procède de ce complot qui est concocté dans les officines. Parce que ce jeune est très apprécié dans ce quartier, et que, comme par hasard, hier seulement, ce même quartier a perdu la coupe d'Algérie. Le DRS cherche donc à allumer une mèche. Pour faire exploser la rue algéroise, et faire craindre à sa population un retour aux années de sang.
C'est pourquoi les jeunes du quartier de Belouizdad devront se mobiliser pacifiquement, s'ils veulent que leur message parvienne au monde entier. Rassemblement pacifique, banderoles, vidéos, slogans contre le régime, sans aucune violence, même s'ils sont chargés. Voici la réponse appropriée à cet abus révoltant, et voici comment nous pourrions commencer une révolution pacifique et résolue, pour chasser ce régime de nos vies.


D.Benchenouf

mardi 1 mai 2012

Le DRS se prépare à la répression d'un soulèvement en Algérie.


Une véritable  panique s'est emparée des principaux barons du régime et de leurs clientèles, de leurs parentèles. Ils savent aujourd'hui, sans aucune marge d'erreur, qu'une révolution va avoir lieu en Algérie. L'heure a sonné, pour eux, et ils savent qu'ils vont être poussés à la sortie. 

Mais plutôt que de réagir intelligemment, et de se préparer à remettre les clés de la maison à son propriétaire, et de partir sans effusion de sang, ils sont tentés par le scénario syrien, qui a consisté à diviser le peuple, pour se ménager parmi lui des alliés naturels, qui l'aideront à se maintenir à la tête de ce pays. Et ils sont en train de préparer un scénario pour une répression très dure.  

Et en ce faisant, ils ouvrent la boîte de pandore. 

Ils mettent, encore une fois, leurs intérêts sordides au dessus de ceux de la nation. 

Et ils ne craignant pas de jeter, encore une fois, le pays tout entier dans un immense brasier. 
En nous faisant un odieux chantage: "nous ou le chaos". 

Ils ont oublié qu'ils ont été la cause directe, et préméditée, de la mort de centaines de milliers d'Algériens, et continuent de considérer que leurs méthodes sont bonnes, puisqu'elles leur ont permis de rester à la tête du pays. 

Il ne reste plus qu'une voie de salut. Que l'armée du peuple nous débarrasse de l'ogre, et que la communauté internationale, celle des peuples, et non pas celle des armes, se solidarise avec le peuple, contre ses bourreaux.

DB