Si l’Élysée avait le pouvoir de transmuter ces élections présidentielles en hors année du mi centenaire de l’Independence algérienne, eh bien cela aurait été chose faite !
Mais le comble est qu’il a fait pire ! En instrumentalisant cyniquement l’affaire Merrah pour tétaniser les français dans une campagne électorale « molle » pour l’empire, pré-entachée déjà par des affaires de valises africaines, et également pour « tondre » certainement une large partie de l’électorat grossissant de l’extrême droite, tout en rabrouant au passage l’Algérie - « en pleines reformes d’avenir » - dans le spectre habituel de l’émotivité haineuse postcoloniale qui nourrit la 5ème république d’une part, et de l’autre, de maintenir l’étiquette du pays qui engendra l’action terroriste depuis 1954 jusqu’aux origines ethniques de ce dit- Merrah, lesquelles ont été exploitées dans toute cette affaire, qui était en fait une opération de manipulation de haute facture des services pour réaliser trois objectifs empiriques cachés à contre sens de ce que croit l’opinion publique d’abord en France et en Algérie, et ensuite partout ailleurs dans le monde. Depuis la visite éclaire de Guéant et de Squarcini à Alger, on peut dire en plus de l’affaire Dhina, que les « services » ont repris réellement du « service ».
AB
