De tous les combattants de la liberté qui ont survécu à la
révolution algérienne, dont nombreux sont dignes du plus grand respect,
particulièrement ceux qui ont été enfouis sous les cendres de l'oubli, et de
l'ingratitude, j'ai toujours eu une admiration infinie pour le Docteur Mohamed
Lamine Debaghine. Politicien de haute tenue, il a été de tous les combats. Il
s'est dévoué corps et âme pour la libération du pays. A l'indépendance, il a
été nommé Ministre des Finances, dans le premier Gouvernement algérien. Il n'y
fera pas long feu. Son intransigeance, sa rigueur et son patriotisme
pointilleux ne lui laisseront pas d'autre choix que de se plier à l'ignominie
rampante, ou à la démission. Il opta pour un retrait total.
Lui, le fils de Cherchell alla à El Eulma, qu'il connaissait bien,
y ouvrit un cabinet médical, et s'y consacra à ses patients, et à de nombreuses
activités de solidarité, au profit des nécessiteux. Mais la confiscation de
l'indépendance, et la lente déchéance, qui allait pervertir l'indépendance, au
profit d'une clique, allait le pousser à se refermer encore plus sur lui-même,
sur ses rêves d'une Algérie libérée. Il sortait de moins en moins de chez lui,
puis en arriva à n'ouvrir son cabinet que lorsqu'il avait besoin de subvenir à
ses modestes besoins. Il ne recevait plus personne, et ne sortait que pour
aller faire quelques provisions, et acheter des livres. Il était devenu une
sorte d'ermite. Jusqu'à sa mort, presque dans l'anonymat.
Je n'oserais jamais me comparer à cet homme, à ce géant
d'intégrité, dont les principes d'acier confinaient à une sorte
d'ascétisme moral. Mais souvent, en des circonstances très dures,
particulièrement dans des moments de grande déception, ou de pression
intenable, j'ai eu les mêmes penchants pour la retraite et l'oubli.
Petit militant de petite envergure, j'ai toujours essayé de me
ranger du côté des opprimés et des déclassés, par ce régime prédateur. Je n'ai
jamais estimé, de la plus petite façon, que j'avais un quelconque mérite dans
la modeste activité de militant du peuple que je menais. Ce n'est pas de la
fausse modestie de ma part que d'affirmer cela. Je le pense très sincèrement.
Tout ce que j'ai pu faire pour mon peuple, quelques articles et quelques
vidéos, sont à l'action des vrais combattants ce que le moucheron est au
mastodonte. J'en ai une vraie conscience.
Mais, contrairement à ce qui peut paraître, je suis bien plus
fragile que je ne parais. Il suffit souvent de bien peu parfois, pour que ma
volonté toute entière s'effondre et se disloque, comme un château de sable sous
une pluie battante. Particulièrement lorsque mes compatriotes me déçoivent.
Lorsque je les vois se déchirer, sombrer dans le caniveau, pour de bien
pitoyables ambitions, ou pire encore, lorsqu'ils se transforment en machine de
guerre du régime, souvent à leur insu, sans même qu'ils se rendent compte du
mal qu'ils font à leur malheureux pays.
J'ai donc, à plusieurs reprises, tout laissé tomber, et j'ai, à
chaque fois annoncé à mes amis que cette fois-ci ma décision était irrévocable.
J'ai fermé des sites, des chaînes Youtube, et d'autres espaces d'expression,
qui me permettaient de militer, un tant soit peu. Puis, ulcéré par la
progression du mal, je suis revenu sur mes décisions, et je me suis de nouveau
investi dans la lutte. Mais toujours amoindri, blessé, traînant ma volonté
comme un fardeau de plus en plus lourd.
Ce que je peux dire, à ma décharge, dans mon modeste militantisme, est que je n'ai jamais compté mon temps, ni mes maigres moyens financiers, ni même tenu tenu compte des enaces qui pesaient sur ma famille. Depuis que je suis en France, huit longues années, je n'ai vécu que pour ma patrie meurtrie. Je ne l'ai jamais dit à quiconque, mais je continuais d'avancer, au moment où je tremblais pour mes enfants restés au pays. Pour mes frères et soeurs, pour ma mère, et pour toute ma famille.
Et si je mérite un quelconque compliment, pour ce devoir que j'ai accompli, si peu de chose, c'est que je n'ai jamais eu la moindre prétention personnelle, aucun autre objectif que celui de voir mon pays enfin libéré du joug de l'oppresseur.
Ma meilleure récompense aurait été de pouvoir enfin rentrer chez moi, de revoir enfin mon fils que je n'ai pas rencontré depuis huit longues années, mes petits enfants que je n'ai jamais vus, de jouir de ma petite retraite, de mettre mon bleu shangaï, d'aller retrouver mes amis dans le café populaire que je fréquentais, de faire un grand tour d'Algérie une randonnée dans mon Aurès natal, un séjour au Sahara que j'aime tant.
Voilà toute mon ambition. Et voilà tout ce que j'aurais voulu.
Aujourd'hui, en ce moment même, je suis dans cet état d'esprit du Docteur Debbaghine, rabi yerhmou, de tout plaquer, de ne plus jamais m'investir dans un quelconque militantisme. Sans considérer toutefois que mon absence puisse avoir le moindre impact sur la suite des évènements. Et deux citations de notre terroir me viennent spontanément à l'esprit: "Ya dekhel masr mennek oulouf" et " "hadha jahd errouah".
Je voulais vous dire cela mes chers compatriotes qui me faites l'honneur de visiter ma page. Et je voulais aussi vous remercier pour la confiance que vous m'avez toujours témoignée, pour vos encouragements amicaux, pour votre indulgence à mon endroit.
Ce que je peux dire, à ma décharge, dans mon modeste militantisme, est que je n'ai jamais compté mon temps, ni mes maigres moyens financiers, ni même tenu tenu compte des enaces qui pesaient sur ma famille. Depuis que je suis en France, huit longues années, je n'ai vécu que pour ma patrie meurtrie. Je ne l'ai jamais dit à quiconque, mais je continuais d'avancer, au moment où je tremblais pour mes enfants restés au pays. Pour mes frères et soeurs, pour ma mère, et pour toute ma famille.
Et si je mérite un quelconque compliment, pour ce devoir que j'ai accompli, si peu de chose, c'est que je n'ai jamais eu la moindre prétention personnelle, aucun autre objectif que celui de voir mon pays enfin libéré du joug de l'oppresseur.
Ma meilleure récompense aurait été de pouvoir enfin rentrer chez moi, de revoir enfin mon fils que je n'ai pas rencontré depuis huit longues années, mes petits enfants que je n'ai jamais vus, de jouir de ma petite retraite, de mettre mon bleu shangaï, d'aller retrouver mes amis dans le café populaire que je fréquentais, de faire un grand tour d'Algérie une randonnée dans mon Aurès natal, un séjour au Sahara que j'aime tant.
Voilà toute mon ambition. Et voilà tout ce que j'aurais voulu.
Aujourd'hui, en ce moment même, je suis dans cet état d'esprit du Docteur Debbaghine, rabi yerhmou, de tout plaquer, de ne plus jamais m'investir dans un quelconque militantisme. Sans considérer toutefois que mon absence puisse avoir le moindre impact sur la suite des évènements. Et deux citations de notre terroir me viennent spontanément à l'esprit: "Ya dekhel masr mennek oulouf" et " "hadha jahd errouah".
Je voulais vous dire cela mes chers compatriotes qui me faites l'honneur de visiter ma page. Et je voulais aussi vous remercier pour la confiance que vous m'avez toujours témoignée, pour vos encouragements amicaux, pour votre indulgence à mon endroit.
Ici s'arrête le chemin que j'ai entrepris avec vous. Mais nous ne
nous quitterons pas pour autant. Je continuerais à m'informer sur la situation
dans mon pays, avec la distance que requiert la retraite, mais où l'amour de
mon pays ne sera jamais absent.
Place aux jeunes maintenant, qui piaffent d'une légitime
impatience.
Je sais qu'ils seront à la hauteur des défis qui les attendent.
Je sais qu'ils vaincront.
Je souhaite seulement qu'ils garderont toujours en mémoire que la
générosité d'âme est la noblesse à l'état pur.
Je formule le vœu que leurs pas seront assurés, et que leur route
sera lumineuse. L'aurore est pour demain nchallah.
Puissions-nous trouver le bonheur et le centre de nous même.
Je laisse cette page ouverte pour quelques jours encore, le temps
que tous nos amis lisent ce message.
Merci à tous, mine samim el guelb. L'Algérie vivra.
Votre frère,
Djamaledine Benchenouf

Non Cher frère Djamaledine, vous ne pouvez pas nous laisser ce vide à ce moment qui constitue un tournant pour l'avenir de notre pays ne serais es que par vos écrits. Croyez-moi je ressens toute votre amertume mais votre plume est devenue le vecteur de notre expression, il ne faut pas nous en priver.
RépondreSupprimerDans tous les cas de figures restez en contact avec nous lecteurs de LQA et visiteurs assidus de votre page facebook.
Sadek
Quelle perte.Mais je vous comprends, et je sais pourquoi vous vous retirez.Coup sur coup,l'affaire Sidhoum-Rachad et votre retraite.Une seule question: Que s'est-il passé entre Sidhoum et Rachad,réellement ? Merci de nous éclairer,parce que nous vous faisons confiance.Vous nous devez la vérité.
RépondreSupprimerVous ne pouvez pas abbandonner le combat car beaucoup d'espor ont été placés sur vous. M^me si comme on dit une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais vous avez réussi à faire fleurir une lueur d'espoir dans le coeur des lecteurs de LQA et de Soleil d'Algérie.
RépondreSupprimerLecteur From Montreal
Un militant ne démissionne jamais,et "retrait" ne veut pas dire retraite .
RépondreSupprimerJe sais que le découragement nous happe souvent,oui le manque de résultat nous démotive,mais on est militant jusqu'au bout des ongles... alors on reste.
Je sais que vous resterez fidèle a la lutte même si vous décidez de changer de "poste" .
Quand on est militant on meurt à la tache,on ne peut pas faire autrement.
Je vous souhaite longue vie et encore "plein" d'années de combat .
Plus je relis le post de Sidhoum, moins je me porte. l'opposition est divisée, le moment est critique.
RépondreSupprimerDB, les gens vous font le plus confiance à vous.
Ne dit-on pas, le bavard parle car il a envie, mais le sage parle parce qu'il doit.
Personne n'est irremplaçable tout le temps, mais il est des moments où certaines personnes sont irremplaçables.
La volonté seule ne suffit pas, et les opposants qui nous entourent ne font pas le poids. Que valait l'équipe de France sans Zidane?
Cordialement,
Chemin de fer
Courage Si Djamel, vous ets un homme sincere et honnette, les algeriens vous connaissent a votre vraie valeur, et j apprecie votre facon de repondre dans de telles situations , vous faites partie des algeriens integres et l image et l exemple de lamine dabaghine est jsute mais vous etes vous meme un exemple.
RépondreSupprimerc'est maintenant que j'ai lus votre texte, tout ce que je vous demande c'est de ne pas baisser les bras et de continuer, il ne faut pas desesperer c'est pas une solution de fuire, il faut rester debout car l'homme est fait pour rester debout, les jeunes ont besoin de personnes mure pour continuer et merciii
RépondreSupprimerMes Respects
Que dieu nous pardonne
Adieu Brave Homme
cette petit partie de votre texte restera gravé dans ma mémoire, trés touchant au point ou vous m'aviez casser déchirer ayayay...
RépondreSupprimer"Et si je mérite un quelconque compliment, pour ce devoir que j'ai accompli, si peu de chose, c'est que je n'ai jamais eu la moindre prétention personnelle, aucun autre objectif que celui de voir mon pays enfin libéré du joug de l'oppresseur.
Ma meilleure récompense aurait été de pouvoir enfin rentrer chez moi, de revoir enfin mon fils que je n'ai pas rencontré depuis huit longues années, mes petits enfants que je n'ai jamais vus, de jouir de ma petite retraite, de mettre mon bleu shangaï, d'aller retrouver mes amis dans le café populaire que je fréquentais, de faire un grand tour d'Algérien une randonnée dans mon Aurès natal, un séjour au Sahara que j'aime tant.
Voilà toute mon ambition. Et voilà tout ce que j'aurais voulu."...
NE vous inquietez pas monsieur bientot inchaalah vous rentrerez en algerie....
QUE DIEU VOUS DONNE PATIENCE ET VOUS PROTEGE DE TOUT INCHAALAH
BON COURAGE
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
RépondreSupprimerMerci mes chers amis, pour vos messages tellement fraternels. J'ai bien dit dans ce texte qu'une sentence de notre terroir dit :"ya dekhal masr mennek oulouf". Place aux jeunes donc. Pour ce qui me concerne, j'ai un travail d'écriture à faire, et je vais m'y consacrer. Je ne fais plus partie, ni de l'Initiative récente, ni du FCN, ni de LQA. J'allais fermer cet espace, mais je me suis ravisé. Je préfère vous le consacrer. Alors, si vous souhaitez y publier des textes, ou y discuter entre vous, il est à votre disposition. Ce serait bien. Encore merci
RépondreSupprimerCher Djamel,
RépondreSupprimerNe sous-estimez pas la portée de vos écrits ni leurs impacts. Ils auront eu au moins un mérite, et non des moindres: avoir reléguer à leurs rangs de minables tous ces éradicateurs spécialiste du terrorisme intellectuel qui empêchaient tout débat. Rien que pour cela, je vous remercie.
En vous souhaitant vous relire tres bientôt,votre compatriote (MissTmourt sur LQA).
Monsieur Benchenouf,
RépondreSupprimerBien que je sois tres sincerement tres touche et triste, Je comprend parfaitement votre decision et c'est la preuve que vous etes un noble algerien,espece rare par les temps qui courent.vos videos et commentaires m'ont toujours fait un grand bien et me laissaient esperer un changement positif de notre chere ALGERIE.Helas, mille fois helas,encore un honnete et competent patriote qu'on degoute au point de se retirer devant la racaille qui enfonce encore et encore notre pays.Ces derniers temps je n'ecoutais que vous et Monsieur Ahmad Chouchane.Mais malheureusement ce dernier ne parle pas souvent comme vous.Merci pour tout le bien que vous m'avez fais par le biais de vos videos et commentaires.Je m'entendais presque parler le talent en moins(je veux parler de votre immense talent qui me fais defaut)
Je vous souhaite de guerir rapidement de votre ecoeurement...
Je suis passe par la, mais a plus petite echelle.
Vous etes UN NOBLE Monsieur Benchenouf et a ce titre vous ne pouviez pas vous battre contre des laches.
Bonne chance mon frere,
Un Algerien,un vrai
Hadji
Cher Djamaleddine Salam Wa Rahmatoullah,
RépondreSupprimerIl y a des jours comme ça.
Si j’avais l’art que possédaient Hadj El—3anka ou Hadj Ghafour Rebbi Yarhamhoum, je t’aurais chanté Oulfi Meriem. Mais le rêve est humain et le cauchemard n’est que qu’épisode furtive dans la vie d’un bonhomme écrivain depuis que je l’ai découvert et pas jusqu'à ce qu’il eut annoncé consacrer sa retraite à l’écriture.
C’est vrai que je fus «désarçonné» un peu par de nouvelles taches tout sauf prévues mais tellement utiles à la cause. Mais de la à imaginer ce pire, mais il y a eu pire et tu as résisté, il y aurait de la marge.
Ma première découverte fut une vidéo sur Youtube dans laquelle Mohamed Larbi Zitout commentait un désaccord survenu avec Salah-Eddine Sidhoum. Ce fut déjà vieux vu la célérité des événements.
Je me suis dis, que tout à l’heure je visiterais ton Blog pour pouvoir distinguer le « bon grain de l’ivraie ».
Ma deuxième découverte qui a fini par m’estomaquer est que je tombasse sur çui-là d’écrit.
J’avais 3 ou 4 taches en cours mais ils passèrent illico à la trappe…Je sens que je vais me mêler les doigts sur mon clavier à essayer de te faire faire marche arrière. Je ne suis pas Alchimiste ni moins encore magicien. L’art ne se distribue pas à chaque raison que le besoin en invoque la raison. Ce qui ne m’enlèvera pas de l’idée devenue fixe d’essayer quand-même.
Mais la raison dit-on à des raisons que la raison ignore…
Mais je vais essayer quand-même de parler de tous les je qui t’ont faite confiance jusqu'à se nier parfois.
Tous ensemble, a la lecture de ce billet, ils s’échinèrent à HURLER ! Tu n’as pas le droit…mais la raison fait que si pourtant…mais quand-même on te veut rester avec nous.
Tes écrits nourrissent nos esprits et notre abnégation devant les difficultés et les doutes, tes videos nous apprennent comment démocratiser des analyses hyper fines sur la situation du Bled, d’un événement, de la politique mondial e et des cocktails qu’on peut faire du mélange de tous ces ingrédients qui nous font espérer, et d’émoussement en émoussement faut-il de temps en temps se poser avant de porter la coupe aux lèvres . Oui je dirais mais pas en ce moment Djamaleddine, pas en ce moment si crucial….
Djamaleddine mon frère, mon ami, Djamaleddine, on peut tous et on l’a été un peu hyper –stresse et par conséquent sujet à dépression…salutaire. C’est le Nec le plus ultra du siècle parait-il. J’en connais un bout de chemin…mais c’est toujours l’après-coup, ce n’est jamais pendant la bataille…
Je t’apprendrais àa gérer Jamal…L’histoire s’écrit et tes écrits en live se feront livre témoignage, politique, culturel, touristique au Sahara ou aux origines Chaouis que nos te connaissons et par conséquent me permettant de te juger, te comparer a Debbaghine le GRAND Homme(A.Y) qui n’a faite que le plus intelligent à faire à son époque. Deux situations similaires n’appellent pas forcement deux solutions identiques Djamaleddine.
Encore une année Djamaleddine...Accompagner cette relève que tu appelles des tes vœux…Cette jeunesse a besoin d’être guidée et une grosse partie d’elle (Intellectuelle ou plus prosaïque) a fait sienne tes analyses si adroites, ton charisme, ta finesse dans le traitement de dossier épineux et ta franchise qui parle au cœur.
C’est pour cela que tu ne dois pas quitter le bateau mon capitaine, tant que des passager ne sont pas encore « enchaloupés » , tu aurais pu avoir une raison a un autre moment, pas en quittant notre Titanic mon Capitaine. Nous sommes-la avec toi Djamaleddine.
On t’attend. Reviens-nous vite, c’est un moment crucial que celui ou on essaie de marcher la main dans la main en oubliant des divergences d’ordre secondaires liées a certaines étroitesses d’esprit.
C’est la que des négociateurs de ton talent ont leur rôle à jouer. Ne nous quitte pas maintenait Djamel.
Wes-Salamou 3alikoum Wa Rahmatoullah Wa Barakatouh !
Ton ami, Noureddine Kias
Bonjour
RépondreSupprimerLe changement on le fera nous les Algeriens d'ici, on va faire tout pour que nos fréres algeriens exiler en france rentrent au bled je te donne ma parole de FEMME que la premiere des choses qu'on va demander c'est de laisser rentrer non fréres.... l'algerie c'est pour tout les algeriens ok,,,
au debut j'etais contre le changement et le boycott maintenant je suis DAM KALB, et comme je vous ai deja dit Bientot inchaalah vous rentrerez en ALGERIE et je serai la premiere a venir vous voir a l'aeroport malgré que vous me connaissez pas....!!
Bon Courage
Que dieu vous protege
Mes Respects
Cher monsieur D.Benchennouf
RépondreSupprimerJe ne peux dire plus que ce que vos lecteurs ou amis ont dit en essayant de vous faire revenir sur votre decision.J'ai toujours suivi vos ecrits et vos videos sur le net...je m'en inspirais beaucoup et cela me redonnait l'espoir " d'esperer voir" les premieres lueurs d'un soleil sans tamis pour une Algerie meurtrie...j'ai cru voir a travers vos publications un esprit qui pouvait concilier les differents "courants"...en oeuvrant pour le droit de tout Algerien a une place sous le Soleil...je pourrais comprendre que la decision ne fut pas facile pour vous...mais j'estime que vous n'avez pas le droit de le faire...surtout en ces moments difficiles...la phrase-espoir que cite souvent l'un de vos amis qui je crois vous estime beaucoup:"Nous n'abdiquerons jamais!", m'a toujours fait rappeler que le "desespoir" est interdit aux militants de votre trempe...car il y va de "l'espoir" et de la "confiance" que beaucoup de vos compatriotes ont places en vous sans que vous ne les connaissiez...Qu'Allah vous protege et guide vos pas.
Et à moi de reprendre cette citation du president Tunisien El Merzougui: "Il faut semer même dans le désert", car ce desert arride peut s'avérer très fertile dès les premières gouttes de pluie!
RépondreSupprimerSalutations Fraternelles,
Sadek
Mon cher Djamal-Eddine,
RépondreSupprimerEn 1971-72 (j’avais 17-18 ans), je commençais ma première année universitaire et vivait en campus. Pour la première fois de ma vie, je quittais le nid familial et découvrais le milieu étudiant, plus ou moins dominé à l’époque par les « gens de gauche ». Ma vie prit un tour nouveau et, les lectures aidant, je me mis peu à peu à envisager de me faire « révolutionnaire professionnel », c’est-à-dire devenir quelqu’un qui, à l’image de Lénine ou Che Guevara, consacrerait sa vie à lutter contre toutes les formes d’oppression. Ce rêve d’adolescent finira par s’estomper peu à peu et je me découvris par la suite une certaine aversion pour l’embrigadement et l’esprit de chapelle, très courants, hélas, dans les milieux de gauche, à cette époque-là. Je ne me sentis jamais le courage, ni la conviction, d’adhérer au PAGS ou aux différents groupes trotskystes. La lecture assidue de Marx et de Lénine contribua quand même à me donner une culture politique minimale qui me permettra de ne pas « mourir idiot ». Je ne devins donc jamais un révolutionnaire professionnel. Après bien des hésitations, je finis par fonder une famille, tout en me consacrant à mon métier d’ingénieur.
Les années sont passées, avec leurs joies et leurs peines et le lot de malheurs que connut notre pays…
La cinquantaine passée, je découvris un jour, tout à fait par hasard, le site du Quotidien d’Algérie. J’y postai pour la première fois un commentaire sur Benbitour (utilisant le pseudo « lucide », je crois) et tu me fis une réponse outrée par le fait qu’aucun journal algérien n’avait daigné répercuter l’Appel du 19 mars, alors que l’initiative de Benbitour avait eu droit à une large publicité. C’est ainsi que, plus de 35 ans après avoir renoncé à devenir « révolutionnaire professionnel », je renouai avec le monde du militantisme et de la politique. J’en vins à découvrir tes écrits, ton enthousiasme, ta sincérité et ton immense culture, aussi. J’ai immédiatement reconnu en toi un « semblable, un frère » – pour paraphraser Baudelaire.
.../...
.../...
RépondreSupprimerC’était, je crois, à l’automne 2009. Depuis, j’ai décidé de participer activement à la vie de LQA en y postant régulièrement des articles et commentaires, essayant d’apporter ma modeste contribution au lent et patient travail de renaissance de l’intelligentsia algérienne, après tant d’années d’avilissement. Ce fut pour moi un questionnement salutaire sur notre histoire lointaine et récente et un travail de clarification qui m’a beaucoup enrichi sur les plans intellectuel et humain. Comme toi, cher Djamal-Eddine, j’ai une passion pour l’écriture et la connaissance, passion qui a englobé le domaine littéraire tout autant que la politique ou la vulgarisation scientifique. Si l’être humain pouvait avoir une seconde chance dans la vie, je suis tout à fait convaincu, qu’en ce qui me concerne, cette seconde vie serait entièrement consacrée à l’écriture – littéraire, philosophique ou scientifique. Hélas, cette seconde chance n’existe pas et les années que nous portons sur nos épaules ne peuvent pas être secouées aussi facilement qu’on secoue de la poussière. Notre jeunesse est bel et bien enterrée – même si nous la porterons toujours dans notre cœur – et il est clair que notre apport ne pourra être qu’un appui aux nouvelles forces pleines de vigueur et d’entrain qui ne manqueront pas de se manifester bientôt.
« Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ? »
Oui, cher Djamal-Eddine, tout a une fin. Il te reste, malgré tout, de beaux jours à vivre et de très belles choses à découvrir encore. La retraite est, quoi que puissent en dire les jeunes de 20 ans, un très bel âge, l’âge où l’être humain redevient l’enfant qu’il a été, cet enfant innocent qui ne connaît ni le désir inassouvi qui torture, ni l’ambition, ni le calcul et qui se contente de boire à la source de la vie sans retenue, émerveillé par tout ce qu’il découvre.
Bonne route, cher frère et puisses-tu retrouver très vite tous ceux et toutes celles que tu aimes afin de leur donner tout ton amour et recevoir d’eux toute l’admiration et la reconnaissance que tu mérites.
Adel Herik
Merci Adel, et merci à tous ceux et celles qui m'ont transmis ces messages de sympathie. Je continue à m’intéresser à la situation de mon pays, mais sans m'y impliquer. Je sais que la gestation est à son terme, et que le travail a commencé. Je vous prédis, pour très bientôt, une ère nouvelle, qui verra la jeunesse s'investir en force dans son destin. Nous ne tarderons pas à entrer de plain-pied dans le printemps du peuple. Je souhaite seulement que les Algériens ne tombent pas dans les traquenards qui leur seront tendus, pour transformer une révolution en émeutes et en jacqueries. L'aurore est proche.
RépondreSupprimer