samedi 21 avril 2012

Algérie: Avec ou sans ses complices politiciens français:

             le régime algérien n'arrêtera pas la roue de l'Histoire.










Les relations entre le régime algérien et l'Etat français sont très troubles, très sujettes à caution. Au nom d'une bien commode raison d'Etat, que le régime algérien sait entretenir avec de gros contrats, pour donner bonne contenance à ses "amis" français, bien des crimes ont été commis, sur le territoire français même, et jusque contre des citoyens français, lors de l’assassinat de Ali André Mecili, entre-autres, ou lors de l'attaque contre le RER parisien, ou en Algérie, contre les moines de Tibhirine, et tant d'autres crimes , qui ont été occultés par l'Etat français, au nom de cette satanée raison d'Etat. 
Aujourd'hui, une autre forfaiture est en train de se perpétrer, dans un silence médiatique sidéral. Celle du physicien Mourad Dhina, qui croupit en ce moment même à la prison de la Santé.

Mourad Dhina est un leader de Rachad, une organisation islamiste qui ne craint pas de se revendiquer de principes démocratiques autorités algériennes ont tenté de l'approcher, par des moyens divers, dont des promesses mirifiques, pour le neutraliser, et empêcher qu'il puisse initier, avec ses amis de le même organisation,  un soulèvement populaire, dans le sillage des révolutions arabes. En vain !

Puis, est venue pour le régime algérien, la menace d'un boycott généralisé, d'élections qu'il a organisé pour le 10 mai prochain, et que le peuple algérien est déterminé à bouder massivement. Non seulement pour envoyer un message fort à l'ensemble de la planète, sur la véritable nature de ce régime, mais pour constituer un premier acte fondateur, d'une révolution pacifique, pour un changement radical, pour l'instauration d'un véritable Etat de Droit, enfin débarrassé des sangsues qui se sustentent du sang de tout un peuple, depuis un demi-siècle, depuis l'indépendance du pays, confisquée par une association de malfaiteurs, une mafiocratie comme on n'en fait plus.

Alors le régime algérien a appuyé sur le bouton français, celui de Sarkozy, celui des copains -coquins, dont on finance volontiers les campagnes électorales, qu'on arrose généreusement, à qui on offre de gros contrats, pour justifier une "Raison d’État" qui n'en est pas. Bien au contraire, puisqu'en se faisant les amis des barons du régime, c'est tout le peuple algérien que ces politiciens français s'aliènent. Mais tant va la cruche à l'eau...
Et ainsi, Mourad Dhina, ce physicien renommé, qui se déplaçait sans encombre, de Genève où il enseigne, à Paris où il rencontrait des leaders de son mouvement, sans qu'il ait jamais été inquiété, a été subitement interpellé, mis en accusation, et placé en détention, dans le cadre d'une demande d'extradition émise par le régime algérien.

Le régime algérien sait très bien que la justice française ne fonctionne pas à l'injonction, comme celle du pays qu'il occupe, que ses amis politiciens français ne peuvent influer sur une telle affaire qu'au niveau du Parquet, et de la demande de maintien en détention, et que jamais la justice française n'acceptera de remettre un opposant politique à un régime qui pratique la peine de mort et les mauvais traitements à ses embastillés. Le régime algérien sait que la justice française va découvrir que cet homme a été condamné par contumace, par des cours dites spéciales, sur des dossiers vides, et que la Suisse où il réside a elle même éventé une grosse affaire de manipulation, pour le compromettre. 

Mais tout ce que cherche ce régime, est de mettre cet opposant en prison, de l'y maintenir le plus longtemps possible, grâce à la connivence de ses copains-coquins, qui sont sur le point de quitter la scène, la queue entre les pattes, et qui ne se sont pas gênés pour user de mécanismes chafouins, qui leur donnent le moyen de faire faire le sale boulot à une justice française prise elle-même en otage. 

L'interpellation, puis l'arrestation de Mourad Dhina devait servir d'avertissement à toute l'opposition algérienne qui active en France, pour lui montrer que le régime algérien est le maître des lieux, celui qui dispose de l'Etat français comme d'un nervis aux ordres. Le but du jeu est de faire peur aux opposants. Le plus grave est que l'Etat français se prête à cette infamie, en se faisant le complice de mafieux, de criminels de masse, au moment où les peuples de toute la région secouent le joug de l'oppression.

Les uns et les autres n'ont pas tenu compte de la détermination du peuple algérien. Mourad Dhina n'est pas seul à vouloir instaurer la démocratie dans son pays. D'autres parmi ses compatriotes, très nombreux, venant de courants divers, parfois radicalement opposés à l'islamisme, mais qui ne lui dénient pas le droit de cité politique, se sont constitués en Union sacrée de démocrates, qui aspirent à un changement démocratique véritable. Ils ont compris que l'urgence de l'heure, pour pallier à toutes les criminelles manipulations d'un régime aux abois, devait les inciter à s'unir, à s'organiser et à entrer de toute leur détermination, dans la saine colère du peuple algérien, contre ce régime prédateur. 

Leur crédo est sans équivoque: Un Etat de Droit, une véritable démocratie, où la légitimité ne peut venir que d'une consultation populaire libre et honnête, où les Droits de l'Homme seront consacrés, et où nul ne sera au dessus des lois.  

En voulant neutraliser Mourad Dhina, le régime d'Alger a cru pouvoir exorciser la menace qui pèse sur sa survie. Parce que ce régime est coupé des réalités, et qu'il ne sait pas que Mourad Dhina n'est qu'un citoyen algérien parmi des millions, qui aspirent ardemment à la liberté, à la justice, à une vie digne, pour tous leurs concitoyens. Il ne sait pas, ou ne sait plus, qu'il ne pourra endiguer la formidable marche des Algériens, vers leur destin.

L'Initiative pour le changement démocratique est née. 
Elle se tiendra en mobilisation permanente jusqu'à la libération de l'Algérie, une Algérie démocratique, débarrassée des parasites qui l'ont infestée, et qui finiront par la tuer, s'ils ne sont pas chassés de sa vie.





D.Benchenouf

1 commentaire:

  1. Abderrezak Laibi21 avr. 2012 14:27:00

    Notre pays traverse une crise multidimentionelle qui met en danger notre avenir commun et celui de nos enfants.
    La toute récente INITIATIVE POUR UN CHANGEMENT PACIFIQUE ET DÉMOCRATIQUE EN ALGÉRIE vient à point nommé pour susciter un réel espoir,tant par sa composante humaine riche de personnalités intègres compétentes que par son programme de sortie de crise incontournable.
    C'est pourquoi ,j'adhère pleinement à cette initiative et je ne ménagerai aucun effort pour sa réussite pleine et entière.

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